Sélectionner une page
Après maintenant plusieurs années à réaliser des sites basés sur WordPress, il y a toujours un sujet qui n’a jamais trouvé de réponse claire et définitive à mes yeux. Est-ce que l’utilisation d’un « page builder » est une bonne chose et doit-on en intégrer un dans un thème livrable à un client ? Cette série d’articles tente de donner quelques axes de réponses d’un point de vue développeur et pas seulement d’un point de vue « utilisateur final ». En effet, on trouve beaucoup de dossiers ou comparatifs sur le Web vantant les mérites ou listant des inconvénients des page-builders, cependant, peu d’articles abordent les choses en se plaçant à la place des concepteurs de sites Web. Avant toute chose, il est important d’expliquer la raison d’être de cette question et de décrire le contexte dans lequel on se trouve quand on arrive à se poser cette même question.

D’où vient le besoin de faire appel à un page builder ?

On ne va pas faire de grands détours, d’après-mon expérience, il y a deux principaux cas de figure où il m’a été demandé d’évaluer l’installation d’un page-builder sur certains des projets auxquels j’ai contribué :
  1. Donner au client plus de souplesse et de liberté sur la mise en page et mise en forme de ses contenus ;
  2. Réduire le coût de développement/intégration du thème spécifique réalisé pour le client, en utilisant un page-builder pour intégrer directement les contenus du site et mettre en place le design de celui-ci.
Dans le premier cas, les utilisateurs finaux du site ne trouvent pas que l’éditeur standard WordPress soit assez puissant pour leur permettre de créer des mises en pages avancées. Cet éditeur, bien que très complet, est en effet assez limité dès qu’il s’agit de sortir du cadre standard d’édition de texte (ex. Mettre en forme en utilisant des colonnes, modifier le contenu depuis le front, manipuler les contenus déjà saisis…)
Capture d’écran de l’éditeur de texte WordPress natif TinyMCE

L’édition visuelle : le rêve pour tout utilisateur final

Les nombreux exemples de builders premium (ou thèmes basés sur ces builders) et leur fonctionnalités très avancées sont très appréciés des clients. On trouve sur le net des tonnes de vidéos et articles vantant la puissance et la souplesse des constructeurs de pages, leur simplicité d’utilisation, l’édition directe en front-end avec visualisation instantanée… Tout-cela pour des prix relativement dérisoires comparé au budget de réalisation d’un site Web.
Screenshot page builder Divi Builder
Screenshot d’une interface du Divi Builder
Commercialement parlant, il est donc aujourd’hui assez difficile de proposer des sites à 10K€, offrant pour seule possibilité de mise en page l’éditeur TinyMCE de WordPress alors que des page-builders à moins de 50€ semblent pouvoir tout faire. Dans le second cas, c’est le budget cible du projet qui amène ce besoin d’installation d’un page-builder. En effet, sur certains projets, le budget ne permet pas tout le temps de réaliser un site à la fois parfaitement administrable et possédant une charte très spécifique. L’économie sur la réalisation de templates customs peut donc être envisagée par l’utilisation de modèles de page standards, et la réalisation de mise en pages complexes au travers du fameux page-builder (Création de colonnes, intégration de diaporamas, de blocs dynamiques de contenus, …)

Thématiques abordées dans cette série « page builder »

Dans cette série d’articles, je vais donc aborder plusieurs thèmes relatifs au sujet de l’intégration d’un page-builder lors d’un projet de création de thème WordPress. Pour chacun d’entre-eux je tenterai de peser le pour et le contre tout en décrivant les soucis que j’ai pu rencontrer au cours des dernières années. Ci-dessous les thèmes abordés dans cette série d’articles (J’ajouterai les liens vers les articles concernés lorsque ces derniers seront publiés) :
  • Fonctionnement et fonctionnalités ;
  • Compatibilité avec les thèmes et autres plugins ;
  • Complexité d’utilisation et prise en main par le client final ;
  • Coût et pérennité des solutions ;
  • Impacts sur la sécurité du site final.
Pour conclure cette série, je donnerai mon avis personnel sur quelques-uns des outils que j’ai pu utiliser et mettre en place sur des sites. Je suis bien entendu ouvert au débat et preneur de toute remarque sur le sujet donc n’hésitez pas à partager et commenter tout ceci ! Bonne lecture 😉